"Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus et tant aimés...

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés!

L'amour est morte

Ce sont amis que vent me porte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta..."

 

Cette ballade de Rutebeuf nous réconcilie avec nos fragilités. Peut-être même qu'elle les glorifie. Y aurait-il dans l'amitié un trésor caché, un secret à découvrir, une source sans laquelle on dessèche?

 

Autour de nous règne un autre dicton: "Ma liberté s'arrête là où commence la liberté de l'autre". On le croit rationnel, évident, juste. Mais il ne voit en l'autre qu'un obstacle, une limite. J'aimerais un jour pouvoir dire avec la conviction d'une logue expérience : "Ma liberté commence où  commence la liberté de l'autre".

 

C'est quand je suis entouré de personnes vraies, qui ne doivent  pas contrôler leurs propos pour rester admises dans le groupe, c'est quand je sais qu'on ne me lâchera pas, ni personne, ni dans mes aveux de faiblesse, ni dans mes craintes, justifiées ou non, ni même dans mes erreurs, c'est alors que je peux me sentir libre, trouver confiance en moi, renouer avec mon désir d'être bon et faire des projets de vie.

C'est, je crois, le rêve sous-jacent à toute vie de couple, de tout groupe d'amis, la base de tout projet d'éducation.

 

C'est aussi ce que les groupes "Espérance" voudraient offrir  à chacune, à chacun de nous.

 

Alors.. voici quelques points d'appui, quelques pierres sur lesquelles poser les pied pour aller plus avant sur ce mystérieux chemin.

                                                                                         Jean-Louis